Réunion de concertation entre le secteur bancaire et le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget. Une réunion de concertation entre les professionnels du secteur bancaire et le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget s’est tenue, le 3 septembre 2009, dans la salle de réunions du Ministère. Elle était présidée par son Excellence, Monsieur le Ministre Pacifique ISSOÏBEKA. Les banques étaient représentées par leurs Directeurs généraux. Tous les établissements financiers du Congo (banques, micro-crédits) et les chambres de commerce de Brazzaville et Pointe-Noire étaient présents. L’ordre du jour portait sur six points notamment, la vérification de présences, une communication du directeur de cabinet du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, sur les revues du Fonds monétaire International et de la banque mondiale, l’amélioration du volume et de la qualité de crédits à l’économie, la facilitation de syndication bancaire, le projet d’ouverture de banques dans les départements, et enfin, la création d’un cadre de concertation permanent. Dans son exposé, le Directeur de Cabinet est revenu sur les efforts du gouvernement pour assainir le secteur bancaire, en insistant sur la « nécessité d’un dialogue permanent entre les banques et le gouvernement, afin d’impulser une dynamique à l’Economie ». Il s’est par ailleurs interrogé sur « la dichotomie existant entre la bonne santé des banques et le faible taux du volume des crédits qu’elles accordent ». Le Ministre des finances a pour sa part appelé à la mobilisation de tous pour la revue du fonds monétaire qui arrive, parce qu’elle est « déterminante pour l’obtention du point d’achèvement ». « Le Congo veut être le 26è pays a avoir le point d’achèvement » à t-il ajouté. « Les banques seront interrogées par le fonds, elles doivent préparer leurs dossiers pour défendre le pays, parce qu’une fois le point d’achèvement atteint, les banques trouveront leurs comptes » a-t-il conclu. Puis, prenant la parole, le Directeur général de la monnaie et du crédit a abordé le troisième point à l’ordre du jour en soulevant quelques préoccupations, telles le décalage existant entre liquidité des banques et crédits, les corrections que l’Etat peut apporter pour améliorer l’offre de crédits, ou l’assistance des entreprises dans l’offre des crédits, la réponse à ces interrogations pense t-il « ne peut venir que des banquiers qui sont sur le terrain ». Le Directeur National de la banque centrale a donné quelques indications sur cette question. « Le crédit au Congo évolue bien a-t-il estimé, mais la masse est faible puisqu’elle est de l’ordre de 180 à 190 milliards. Elle est insuffisante en volume, mais bonne en croissance et en qualité ». Ce fut par la suite, le tour du président de l’association des banquiers du Congo, par ailleurs directeur de la Congolaise des Banques, répondant à une interpellation du Directeur de Cabinet sur le coût élevé du crédit au Congo, qui le place en deuxième position dans la sous-région, il s’est dit « optimiste, parce que l’évolution est positive, car le coût de crédit au Congo est passé de 16 à 12%. Surtout a t-il affirmé, les lignes montrent qu’il y a l’innovation, la rationalisation et l’informatisation ». Le président d’Ecobank a plaidé pour la mise en place « d’un central de bilan, qui permettrait de certifier les états de bilans financiers en mettant à contribution les cabinets agréés. Il a aussi souhaité le renforcement du dispositif au niveau des incidents de paiements ». Le Directeur de la Banque Congolaise de l’Habitat a quant à lui, fait une série de propositions, comme « réduire le taux d’enregistrement des crédits qui est à 5%, formaliser une disposition réglementaire d’une rencontre entre le ministère et les banques ». Le président des Mucodec, lui, a déploré « le niveau de formation très bas des artisans congolais », intervention renchérit par le président du crédit agricole qui a soutenu que « la formation s’inscrit dans un processus plus long, la question d’éducation est centrale au Congo » s’est –il préoccupé. Le Directeur de la BGFI a parlé de la « décru du taux de crédit qui est actuellement à 8% ». Jean Félix MAKOSSO. |
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